WhatsApp peut il avoir accès à nos informations ? WhatsApp peut il avoir accès à nos informations ?

WhatsApp peut il avoir accès à nos informations ?

Du fait des nouvelles mises à jour, est-ce que WhatsApp peut lire les messages envoyés et avoir accès à nos informations ?

Le cabinet Avomedias vous conseille et vous informe sur la sécurité de vos échanges sur le réseau social WhatsApp.

En 2016, le réseau social WhatsApp a annoncé une nouvelle mise à jour de sécurité visant à assurer le chiffrage « de bout en bout » des échanges sur le réseau social dans le but de protéger les conversations privées des utilisateurs.

Mark Zuckerberg assurait alors qu’aucun message ou contenu vidéo ne pourrait être vu par l’entreprise, ceux-ci étant dorénavant entièrement chiffrés. Il semblerait néanmoins que les messages que nous échangeons chaque jour sur le réseau ne soient en réalité pas tout à fait chiffrés...

Une mise à jour WhatsApp pour chiffrer les conversations de bout en bout

En 2016, Mark Zuckerberg, récent acquéreur du réseau social WhatsApp décide de mettre en place un système de chiffrement dit « de bout en bout » pour sécuriser davantage les conversations et contenus partagés par les deux milliards d’utilisateurs du réseau social.

Qu’est-ce que le chiffrement de bout en bout ?

En des termes simples, le chiffrement de bout en bout rend le message, ou tout autre contenu partagé, visible uniquement par le destinataire du message et son expéditeur. Tous les messages, vidéos, photos envoyées sont « cryptés », c’est-à-dire rendu invisibles jusqu’à ce qu’ils atteignent leur destinataire.

Un message simple de type « Bonjour », apparaîtra pour toute personne qui l’intercepte lors de sa transmission, sous une forme totalement illisible comme par exemple « 1z3erFD ».

Quel est l’intérêt du chiffrement de bout en bout ?

Au-delà de garantir la sécurité des échanges sur le réseau social, le chiffrement de bout en bout vise à assurer la confidentialité des échanges.

La confidentialité vise un autre volet sécuritaire qui est celui de la protection de la vie privée des personnes mais également la protection de leurs données personnelles.

Un chiffrement 100% effectif ?

Si le réseau social affirme toujours que le chiffrement de bout en bout garantit une confidentialité complète des échanges et que, même WhatsApp n’a aucun moyen de voir le contenu des messages ni la possibilité d’écouter les appels, une enquête de ProPublica, organisme journalistique spécialisé dans les enquêtes d’intérêt public a pourtant révélé en 2021 que le réseau social s’octroyait le droit d’accéder à tout contenu récent ou signalé sur la plateforme.

Les révélations de l’enquête

Sous l’impulsion de Mark Zuckerberg, le réseau social WhatsApp s’était créé peu à peu une image de plateforme sécurisée où toutes les mesures étaient prises pour garantir la plus grande confidentialité des échanges de ses utilisateurs.

Le propriétaire du groupe Meta avait même assuré devant le Sénat américain en 2018 qu’il ne voyait « aucun contenu dans WhatsApp ». Le réseau avait d’ailleurs même mis en place un « drapeau » qui s’affichait avant l’envoi d’un message pour préciser une personne en dehors de l’expéditeur et du destinataire du message, « pas même WhatsApp, ne pouvait les lire ou les écouter ».

Pourtant, l’enquête du site journalistique américain révèle que WhatsApp aurait mis en place un système de surveillance et de partage des informations personnelles des utilisateurs dont les messages ou contenus partagés, étaient signalés sur la plateforme.

Il est en effet possible pour chaque utilisateur du réseau social de signaler un message ou contenu multimédia qu’il considère comme étant inapproprié ou illicite.

Dans ce cadre, les informations et contenus litigieux seraient alors vérifiées par des modérateurs via un logiciel Facebook d’intelligence artificielle permettant de détecter tout comportement inapproprié ou contenu illicite.

À ce titre, sont principalement visés : le spam, la fraude, la pédopornographie et les complots terroristes. À l’issue de cette évaluation, les modérateurs peuvent alors décider de bannir le compte signalé, le mettre sous surveillance ou ne rien faire.

Comment WhatsApp décrypte nos messages ?

Si WhatsApp peut accéder au contenu signalé, quid du chiffrement de bout en bout des conversations pourtant annoncé ? Il est important de rappeler qu’en principe, seul l’expéditeur et le destinataire peuvent accéder au contenu partagé.

Il semblerait que le réseau social n’ait pas transmis d’informations claires sur les méthodes utilisées pour déchiffrer nos messages et contenus multimédias partagés une fois signalés. Néanmoins Facebook a assuré que l’accès aux données personnelles des utilisateurs n’interférait pas avec le système de chiffrement du réseau.

L’impact des révélations sur la vie privée des personnes

En jetant un œil aux conditions générales d’utilisation de WhatsApp, vous pourrez vous-même constater que vos messages ou contenus les plus récents sont partagés avec le réseau social. Il en va de même pour les messages signalés ainsi que « les informations sur vos interactions récentes avec l’utilisateur signalé ».

Cette dernière formule suppose que certaines données personnelles de l’utilisateur qui signale un comportement inapproprié ou illicite sont collectées par WhatsApp. Ces informations concernent le nom et prénom renseignés, le numéro de téléphone, l’adresse IP du terminal utilisé ainsi que la photo du profil.

Si en principe chaque utilisateur des réseaux sociaux à l’habitude de partager ses informations personnelles avec celui-ci, il est pour autant en général informé d’un tel partage. Ici, le problème ne réside pas tant dans le partage des données qui est justifié au titre de l’intérêt public et de la répression des infractions pénales mais bien plutôt dans la dissimulation d’une telle information.

Le Règlement européen sur la protection des données à caractère personnel (ci-après « RGPD ») impose pourtant à tout responsable de traitement (personne qui collecte et traite des données personnelles) une obligation d’information. L’information doit être transmise « de façon concise, transparente, compréhensible et aisément accessible, en des termes clairs et simples » (art. 12 du RGPD).

On peut dès lors aisément reprocher à WhatsApp son manque de transparence et ses manquements à son obligation d’information à l’égard des utilisateurs du réseau social.

Me Steve OUTMEZGUINE

Me Steve OUTMEZGUINE

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